Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
BAUSMAYER Jean-François - Peinture à l'huile

Interview tour Duguesclin - INVITE D'HONNEUR

BAUSMAYER-MESSAC GUIPRY

Après une vingtaine d’années de peinture, Jean-François BAUSMAYER innove, bonifie son style à pas de géant. Il prépare déjà de nouvelles séries de toiles pleines de chaleur et de lumière. Aujourd’hui invité d’honneur à la tour Duguesclin, un petit interview pour mieux le connaitre.

 

Bonjour Jean-François,

 

Racontes moi un peu ton parcours, comment as-tu commencé ta carrière ?


Dès mon plus jeune âge, j’ai la passion du dessin, à l’école j’ai fait quelques concours et gagner quelques prix. J’ai décidé de m’orienter vers la sculpture car passionné par le bois, cette passion venant certainement de mon grand-père maternel dont j’avais une grande passion. Je suis donc parti pour l’école d’Auray où j’ai obtenu un CAP sculpture sur  bois.

Dans cette même lignée je me suis orienté ensuite vers un Bac Ebéniste.

Habitué à la présence d’un chevalet, car ma mère peint aussi, sur un coup de tête et n’ayant rien en matériel, je lui ai emprunté ses huiles et j’ai réalisé ma première toile, un carton recouvert d’un vieux torchon et le support était fait, je me suis alors mis à copier quelques peintres célèbres, mon entourage fût unanime à dire : « il est doué ».

Je me suis inscrit ensuite à la faculté de Rennes en Arts Plastiques. Le devoir civique arrivant je suis parti à l’armée.

L’art en général me parlant, je me suis mis à peindre au couteau, depuis je ne l’ai jamais quitté.

En 2000, j’ai été diplomé médaille d’argent de l’académie des arts.

 

Quelle technique utilises-tu et pourquoi ?


Comme je te le disais tout à l’heure, je suis adepte de la peinture au couteau, il me permet de travailler la matière, sans doute un retour vers la sculpture, il me permet également à certains moments d’épurer, de graver, d’ôter le superflu et d’aller à l’essentiel des choses, « mon essentiel ». Je pense que cet objet est aussi très masculin il me convient donc très bien.

 

 

Quelle est ton style ?


Je suis resté fidèle à une peinture figurative durant plusieurs années, ce n’est pas toujours vrai aujourd’hui, même si je garde ce mouvement tout de même mais j’ai aussi soif de faire autre chose, d’explorer l’art à ma manière et pourquoi pas créer mon propre mouvement…

 

Comment procèdes-tu, quels sont tes sujets ?


Lors de randonnées à travers la campagne, en voyage, je prends beaucoup de photos. Aimant beaucoup la région, le patrimoine me sensibilise fortement. En 2000, j’ai plutôt réalisé une série de personnages et les anciens métiers. Les natures mortes m’ont parlées à une période.

Petit à petit, au fil du temps, j’ai essayé quelques toiles fauvismes, …. Pour arriver vers des toiles plus contemporaines, plus « cubistes » plus « linéaire »… dans le but non pas de montrer, mais de suggérer.

A la suite d’une commande sur l’Afrique, je suis allé à la rencontre, sans y aller je précise, d’habitants des continents aux couleurs chatoyantes. Je suis très largement influencé par l'Afrique ces dernières années, en mettant en lumière de nombreux sujets tels des femmes africaines, des enfants, beaucoup d’enfants d’ailleurs, j’ai beaucoup fait ressortir le côté féminin et maternel de ce peuple. A force de travailler j’ai aimé faire leurs portraits. Je me suis toujours demandé si j’allais dans ce pays, aurais-je la même perception… je ne sais pas du tout !

Pour la dernière expo je ne me suis pas attaché seulement à cette ambiance africaine, puisque les nouvelles séries sont aussi des invitations aux voyages mais vers des horizons différents, comme par exemple Venise avec son carnaval, le Vietnam avec la femme au chapeau.

Dans mes nus, les ombres et les lumières font le jeu.

Mes toutes dernières toiles quant à elles représentent des scènes de musique, le jazz, le gospel… Mais je vous réserve encore quelques surprises…

Dans l’art, quel qu’il soit, c’est de faire parler son cœur, ses sentiments, ses humeurs !

 

Donc multitudes de thèmes Jean-François, scène de vie, voyage, Afrique, patrimoine local, nus académiques, paysages d’antan, portrait, musique… Tu as puisé tous les sujets ?


Oh que non, il m’en reste plein la tête, mais je ne peux pas tout dire. Il y en a un qui me tient à cœur, c’est le rêve que j’ai fait durant des années enfant, il est gravé, je le ferai, ce ne sera pas facile tant dans la conception que dans l’exposition… je ne vous en dit pas plus… mais cela surprendra ! cela questionnera !

 

Quels sont vos qualités, vos défauts en matière de peinture ?

Oh je n’aime pas trop parlé de moi, et je n’aime pas ça. S’il faut vous répondre…Est-ce un défaut, une qualité, je ne sais pas mais mon épouse me dit toujours que je suis perfectionniste. elle n’a pas tort c’est vrai que je ne suis pas toujours satisfait de mon travail mais je persiste, je reprends, jusqu’à ma finalité. Je suis aussi « rêveur » mais je pense que tous les artistes sont comme ça !

 

Si … Puisque l’on parle peinture,  Je pense que je suis « fidèle » à ce que j’ai envie de faire et de transmettre. Je reste fidèle à mes idées, lorsque je regarde une œuvre d’art, qu’elle soit d’un grand peintre ou une œuvre moins connue, ma perception restera égale.  Je pense que l’art c’est ça, c’est faire en fonction de ce que l’on ressent et au moment où on le ressent.

 

Et l’art abstrait, ça représente quoi pour vous ?


Il y a l’art abstrait où l’abstraction est totale, grossièrement le point rouge sur fond blanc, pour moi cela ne veut rien dire mais je pense que mon pot Jean-Yves PERINA en parlera mieux que moi, vous n’avez qu’à aller voir ses paysages dans le brouillard et son petit mot qui l’accompagne, c’est parlant et très amusant.

Il y a même maintenant l’art périssable, j’ai le souvenir d’un de mes profs à la fac qui en faisait, je t’explique, tu prends une toile, tu y colles un choux vert et tu attends que ça pourisse, ça peut plaire… enfin surtout l’odeur.

Il y a aussi le fait de faire abstraction de certains détails, de jouer avec les couleurs, les formes… jusqu’à un résultat qui peut être compris par tout le monde ou presque.

 

Devient-on artiste au nom de l’abstrait ?

Malheureusement c’est ce qu’il se passe, c’est bien dommage qu’on en soit arrivé là. Je refuse les interprétations futiles au nom de l’abstrait !

Même punition que Jean-Yves, quelle toile as-tu préférée dans ta carrière artistique ?

Lorsque je réalise une toile, j’ai une envie, une excitation d’aller au bout de ce que je voulais faire ressentir. Au final l’excitation retombe jusqu’à la prochaine toile.

En fait, celle que je préfère, c’est la prochaine toile que je réaliserai !

 

Que pourriez-vous dire à votre public ?


Qu’il faut vivre ses passions. Et que c’est avec les critiques que l’on avance.

Si j’ai un conseil à donner à quelqu’un qui voudrait peindre, c’est d’observer…

 

Réagissez à cet interview en laissant un commentaire et partager cet article sur vos pages facebook si vous aimez...

 

 

Un grand merci à toi Jean-François,  

et à Bientôt !

 

http://artsdelatourduguesclin.over-blog.com/

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commentaires

dalila martins 14/08/2012 22:46

dalila